Les questions

Connaissances générales

Il est utopique de penser que l'on peut toujours écrire des questions qui sauront satisfaire tous les joueurs. Pour certains, des questions de niveau standard auront des allures de questions difficiles. À l'inverse, des joueurs estimeront que des questions de niveau extrême sont trop faciles... Tout dépend des connaissances, de la spécialité et de la culture de chacun.

L'important pour l'auteur est de bien rédiger et de bien formuler la question, les choix de réponse et le complément. Un rectificatif pourra toujours être fait ultérieurement s'il s'avère qu'une question n'est pas dans un niveau de difficulté adéquat.

Niveaux de difficulté

Comme leur nom l'indique (standard, avancé, extrême), les trois niveaux de difficulté ne sont pas... d'égale difficulté. Il faut en tenir compte lors du processus de rédaction alors que l'auteur rédige en fonction d'un niveau de difficulté donné. Les questions doivent donc correspondre autant que possible au degré de difficulté attendu par les joueurs : plus faciles pour le niveau standard, moyennes pour le niveau avancé, plus difficiles pour le niveau extrême.

Le nombre de choix de réponse est bien sûr un facteur important dans la détermination du niveau de difficulté, mais il n'est pas le seul. Une question « facile » peut toujours le rester malgré un nombre élevé de choix de réponse : ainsi, à la question « Comment se nomme notre planète? », le taux de réussite avoisinerait les 100 %, peu importe le nombre de choix de réponse. À l'inverse, une question « difficile » peut le rester malgré un choix de réponse restreint. Il faut donc bien analyser chaque question et ses choix de réponse pour voir à quel niveau de difficulté elle appartient.

Apport de la statistique

Il peut arriver qu'une question ait un taux de réponse différent de ce qui avait été planifié au départ (trop fort ou trop faible taux de réussite par rapport à son niveau de difficulté). Lorsque c'est le cas, les statistiques s'avèrent utiles afin de replacer la question dans un niveau de difficulté plus approprié.

Puisque le rendement de chaque question est comptabilisé, son taux de réussite est connu. Et selon ce taux, une question peut changer de niveau de difficulté lorsque l'échantillon de matchs est suffisamment grand. Par exemple, si une question de niveau extrême est réussie à 80% après une centaine de matchs, cela signifie qu'elle est trop facile pour se situer à ce niveau. Elle sera alors automatiquement rétrogradée à un niveau inférieur.

À titre indicatif, voici la plage idéale des taux de réussite pour chaque niveau de difficulté:

  • niveau standard : 66% - 100%
  • niveau avancé : 36% - 65%
  • niveau extrême : 0% - 35%

Intérêt et pertinence

Il est important d'écrire des questions aussi pertinentes et intéressantes que possible. La pertinence et l'intérêt sont des facteurs déterminants de la rétention de l'information, qui est l'un des objectifs de nos jeux. Par exemple, il ne serait pas très intéressant de demander « Combien y a-t-il de tonnes d'acier dans l'Empire State Building de New York? » : peu importe la réponse, il y a de fortes chances que le joueur la choisisse totalement au hasard et l’oublie quelques instants plus tard parce qu’elle manque d'intérêt et de pertinence.

Les masters

Pour faire suite au paragraphe précédent, des questions intéressantes et pertinentes ont plus de chance d'être sélectionnées pour un jeu « master » (jeu regroupant les meilleures questions). En apparaissant dans les masters (en plus de leur jeu d'origine), ces questions auront une meilleure visibilité, ce qui aidera à augmenter leur popularité.

Forme

Les questions peuvent être écrites sous forme affirmative (Ce gratte-ciel est le plus haut du monde.) ou interrogative (Quel est le plus haut gratte-ciel du monde?). Mais rédiger une question sous forme affirmative prend généralement moins d'espace (en nombre de caractères) qu'une question interrogative. C’est un facteur à considérer puisque la limite permise pour la rédaction d'une question est de 125 caractères seulement. En coupant les pronoms interrogatifs (qui, que, quoi, comment...), l’auteur a plus d'espace pour élaborer sa question.

 
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